"Old Oak" de Marbearys...

Chapitres :

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I


Il était une fois, une bourgade nommée « OLD OAK ». Une petite ville comme il y en a partout dans le monde. Une cité de province, toute simple.

La rue principale que l’on appelle ici « MAIN STREET » est la plus importante.
A chacune de ses extrémités, l’Eglise et l’Hôtel de Ville se font face.
De chaque côté, les éléments principaux de la vie provinciale : le bar-hôtel, la banque, le journal local, le bureau de police, ici « bureau du shérif », l’antenne médicale, l’école, les divers commerces et la gare un peu en retrait.
Tout autour, comme un écrin, on admire un fabuleux paysage. De hautes montagnes majestueuses couvent un lac limpide. Ce ne sont que des forêts d’un vert émeraude, d’immenses champs de cultures, des prés où le bétail et les troupeaux de chevaux paressent.
Ca et là, un peu à l’écart, on rencontre des exploitations agricoles qu’on nomme ici « RANCH ».

Laissez-moi vous parler du plus grand d’entre eux :

Il est éloigné de la ville comme pour garder son indépendance. Pourtant, la route partant de la place mène à son seuil, comme si tout devait aboutir là. Ce qui frappe quand on regarde le portail en bois puissant, c’est l’insigne qui le surplombe ; une main ouverte soutenant une boule ! N’est-ce pas prétentieux de croire que l’on tient le monde en main ?

Poussez le lourd portail, suivez le chemin goudronné serpentant entre les bosquets d’arbres et descendez le vallon.
Laissez à droite les quartiers du personnel pour arriver plus loin, à une haute bâtisse orgueilleuse. Admirez les jardins « à la française » qui la devancent. En contournant la maison, vous découvrirez la piscine que borde la terrasse venant des portes-fenêtres du living.
Vous contemplerez le verger à étages descendant vers le torrent, fils des glaciers de la montagne et le golf miniature.

Sur la gauche, le cours de tennis et plus loin encore, les écuries où sont dorlotés les chevaux préférés des Maîtres de maison.

Respirez ! Respirez les senteurs ambrées des tilleuls, le lourd parfum de la roseraie. Approchez-vous de la serre pour y voir le paradis tropical, ses orchidées irréelles, ses fleurs et plantes exotiques si inattendues.

Revenez avec moi, à l’entrée principale et visitons la demeure. Gravissons les marches du perron et franchissons l’huis. On entre alors dans un grand hall de marbre rose, en demi-cercle. Sur la gauche, deux portes : celle de l’office où règne un majordome stylé sur les autres membres de la domesticité, et celle de la salle à manger rustique et imposante, digne des grandes familles.

Sur la droite, le cabinet du chef de famille, héritage du père dont la moustache et le regard sévère veillent toujours dans le haut cadre au-dessus du bureau ; puis, vient le salon de musique, un peu « rococo » avec ses fauteuils et canapés « crapauds » tendus de soie vieux rose ; enfin, la salle d’études réservée à ceux qui n’ont pas le privilège d’être l’aîné de cette hiérarchie.
Enfin, face à la porte d’entrée, un peu dissimulée par l’escalier montant aux étages, l’ouverture du living-room – bibliothèque : antre de la culture et du plaisir de cette honorable habitation.

Pour le moment, tout est calme et je vous parlerai des habitants de cette maison et de leurs aventures un peu plus tard.

 
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